VSKB Jahresbericht 2010

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VSKB Jahresbericht 2010

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  • Union des Banques Cantonales Suisses Rapport annuel 2010

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    Sommaire

    Introduction 5

    Principaux thmesPeter Siegenthaler: La force du groupe 6un gain pour chaque Banque CantonaleLUBCS prend une nouvelle orientation stratgique 9Orientations stratgiques de lUBCS pour 2011 10Communication intgre: la totalit est plus 11que la somme des partiesEtude: ce que les jeunes pensent des banques 13

    Autres activits 14

    Nouvelles des instances de lUBCS 17

    Nouvelles des organes de lUBCS 19

    Organes de lUBCS au 31 mars 2011 20

    AnnexeI Manifestations UBCS 2010 21 II Partenaires de rseau 22

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    Une importance accrue sera accorde au contrle de lvolution des cots, afi n de relever avec succs les nom-breux dfi s venir. Par consquent, la ralisation dcono-mies dchelle travers des projets de coopration jouera un rle croissant pour les banques de petite et moyenne envergure. En matire de rgulation, il sera primordial que les autorits de surveillance gardent toujours lesprit les enseignements tirs du principe one size does not fi t all. Cest prcisment dans ce domaine que lUnion des Banques Cantonales Suisses (UBCS) peut offrir un prcieux soutien. Pour la comptitivit future des Banques Cantonales, il savrera essentiel de saisir les opportunits existant au niveau du groupe.

    Peter Siegenthaler Hanspeter Hess Prsident Directeur

    La reprise conomique qui fait suite la crise se caractrise par son htrognit. De nombreux pays mergents ont prsent une dynamique de croissance leve; en revanche, la relance conjoncturelle ne sest que faiblement manifeste dans la plupart des pays industrialiss. LUE affi che une vo-lution globalement modre, avec des diffrences consi-drables entre les pays. La crise ponctuelle de lendettement des Etats au sein de la zone euro (Grce, Irlande, Portugal et Espagne) a pes de tout son poids sur le dveloppement conomique.Lconomie suisse a relativement bien matris lexigeant exer-cice 2009 et enregistr une relance dune ampleur inattendue en 2010. Toutefois, les premiers signes dun affaiblissement se font sentir. Les risques manant de lconomie mondiale demeurent importants (notamment les problmes dendette-ment non clarifi s). La situation macroconomique favorable de la Suisse concernant la croissance, les fi nances de lEtat et le chmage a entran un franc suisse fort. Cette volution risque de freiner la croissance des exportations. En con-squence dun possible ralentissement du commerce extrieur, il faut, selon le Seco (Secrtariat dEtat lconomie), satten-dre un lger refroidissement conjoncturel en Suisse durant lexercice 2011.Le positionnement de la place fi nancire suisse, encore trs favorable en comparaison internationale, est principalement d la stabilit conomique et politique de la Suisse. Gage de confi ance, la stabilit augmente la rputation et la qualit de la place conomique helvtique. Cependant, la crise fi nancire laisse encore des squelles auprs des banques suisses. Le bas niveau des taux dintrt rduit les marges, et les transactions dans les oprations de ngoce se sont galement contractes. En outre, la concur-rence entre les banques savre plus prononce que jamais. Enfi n, au vu des projets de rgulation en cours, il ne faut gure sattendre une acti vit bancaire simplifi e ou meil- leur march lavenir.

    Introduction

    Lexercice 2010 tait plac sous le signe dune convalescence conomique

    inattendue. Cependant, la crise fi nancire laisse encore des squelles et le

    contexte reste diffi cile pour les Banques Cantonales.

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    Vous tes un expert du march fi nancier trs demand. Quest-ce qui vous a amen assumer un poste au sein du groupe des Banques Cantonales?Cela est principalement d au fait que jai effectu tout mon parcours professionnel dans le secteur public et que jai trs souvent eu loccasion de collaborer troitement avec les can-tons. Jai toujours trouv ces contacts passionnants, mme sils pouvaient parfois tre problmatiques. On conoit donc ais-ment que jexerce nouveau une activit dans le secteur pu-blic aprs mon dpart de ladministration fdrale. Le poste de directeur de lUBCS reprsente un trs grand dfi pour moi.

    Vous tes dj en fonction depuis prs dune anne. Quelles sont les premires impressions que vous gardez de vos dbuts la prsidence de lUBCS?Les premiers mois passs auprs de lUBCS ont t extrme-ment intensifs. Dans le cadre de mes entretiens dembauche, jai appris beaucoup de choses, mais galement reu des si-gnaux contradictoires. Dun ct, jai rencontr de nombreux partenaires motivs, qui mont assur de leur soutien et envi-sageaient lavenir avec confi ance. Dun autre ct, jai aussi t a et l confront des messages ngatifs, disant en substance ceci: Nous avons dj tent ces mesures, pour-quoi cela marcherait-il cette fois-ci? Cela dit, les ractions constructives et positives constituaient clairement la majorit.Quant la caractristique de ce groupe bancaire, cest sa di-versit qui ma le plus impressionn. Les diffrences sont considrables en ce qui concerne lenvergure, la forme juri-dique, la structure organisationnelle, le modle commercial et la mentalit.

    Quelles sont les premires conclusions que vous avez tires des nombreux contacts nous?Jai acquis la conviction que les Banques Cantonales, lheure actuelle, devraient nouveau faire un pas en avant au niveau du groupe. Dans les annes 90, le groupe sest

    Peter Siegenthaler: La force du groupe un gain pour chaque Banque Cantonale

    dvelopp de manire relativement forte, permettant la cra-tion de diverses institutions communes. Au dbut de lan 2000, alors que les diffrents instituts connaissaient un grand suc-cs, llan a commenc dcliner, affaiblissant le groupe. Il serait ds lors judicieux, aujourdhui, de souligner les points communs et dintensifi er la collaboration.

    Faut-il ncessairement quune crise clate pour que les Banques Cantonales resserrent leurs liens?Jespre que non! Mais peut-tre quune certaine pression est effectivement ncessaire. Il sagit cependant, mon avis, dviter une trop grande pression. Car il est bien plus utile de prendre des mesures suffi samment tt et danticiper les dfi s futurs.

    Jetons un coup dil sur la place fi nancire suisse dans son ensemble. Quels sont, selon vous, les plus grands dangers qui menacent la comptitivit nationale?Tout dabord, je tiens souligner que la Suisse est ressortie renforce de la crise! Nous navons pas eu de bulle immobi-lire et avons su rgler nos problmes de manire rapide et effi cace. Par ailleurs, nous navons jamais connu de resserre-

    Peter Siegenthaler sest fait un nom en tant que directeur de lAdministration fdrale des fi nances,

    soit en tant que gardien des fi nances de la Confdration, responsable de lassainissement de

    lex-Swissair, sauveur dUBS et assistant de rdaction des prescriptions Too big to fail. Il explique ici

    son apprciation de lvolution du secteur bancaire et son affi nit avec les Banques Cantonales.

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    ment du crdit, grce aux mrites des Banques Cantonales notamment. Dun point de vue actuel, il existe deux grands dangers, qui nous guettent de ltranger. Le premier est li la crise de lendettement et ses consquences sur la stabilit du systme fi nancier. Le deuxime grand danger rsulte de la politique internatio-nale des taux dintrt bas et de lapprovisionnement excessif en liquidits y li. Il existe un risque de fausses incitations et de formation de bulles, par exemple dans le domaine de lim-mobilier et des emprunts. Pour viter ce risque, une hausse des taux dintrts doit intervenir dans un avenir prvisible. Pour une bonne gestion long terme des risques lis aux taux dintrt, le facteur temporel de la hausse des taux joue-ra un rle dcisif pour les banques.

    Les projets de rgulation les plus divers sont actuellement en cours. Etes-vous davis quil sagit l dune surrgulation?Les changements les plus radicaux concernant le cadre de rgulation futur de notre branche viennent de ltranger. Si, par exemple, la loi FATCA (foreign account tax compliance act) devait tre mise en application selon ltat actuel des connaissances, cela impliquerait un investissement norme pour les banques locales. En outre, lintroduction de limpt libratoire, actuellement en discussion, reprsente une affaire trs coteuse. A cela sajoutent les standards internationaux tels que, par exemple, les exigences imposes par Ble III. Dans ce contexte, il est judicieux de ne pas perdre de vue les vraies priorits et les thmes pertinents. Car mme en matire de rgulation, il sagit de veiller un rapport cots-utilit qui-libr. Malheureusement, je doute que cela soit le cas pour toutes les propositions en suspens.

    Les nouvelles rglementations suisses relatives Ble III et au principe TBTF sont considres comme porteuses davenir par la communaut internationale. La Suisse se serait-elle autodsigne comme un lve modle (tout en affaiblissant sa comptitivit)?

    En ce qui concerne les propositions Too big to fail, jai lintime conviction quun bon nombre deffets nocifs ont pu tre vits. Il ny aura pas dintervention dans le modle daf-faires des banques, pas dinterdiction pour certains produits ni dintervention directe dans la structure organisationnelle. En lieu et place, laccent est mis sur un renforcement des fonds propres. Pour la place fi nancire suisse, cela peut en-traner des cots supplmentaires. Mais pour les banques dont les activits principales rsident dans la gestion de patri-moine, les bilans quilibrs constituent en fait un avantage concurrentiel. Nous devons empcher quune perte modeste, juge daprs la somme du bilan de nos deux grandes banques, rende nouveau ncessaire une intervention ta-tique de grande ampleur.

    La crise fi nancire a engendr une sensibilisation au thme de la garantie de lEtat. A votre avis, combien de temps encore le modle des BC existant sera-t-il soutenable?La garantie de lEtat est une consquen