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    04-Mar-2016
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16 La rédaction du groupe la Refondation, éditeur du quotidien Notre Voie, n’est pas en reste. Ce haut lieu de liberté d’expres- sion est devenu depuis deux mois, un véritable camp militaire. Dans la commune de Yopougon, c’est le même décor. L’hôtel Apoya, complexe hôtelier du maire de cette commune, Jean Félicien Gbamnan Djidan est aux mains du Commandant Djoumourou. Plusieurs maisons de plusieurs autres personnalités sont occupées par les soldats Frci.

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  • SOS COTE DIVOIRE 16

    OccupatiOn illicite des

    rsidences descadres lmp : quand la

    restitutiOn desbiens leurs

    prOpritaires ?

    La restitution des rsidences de certains cadres du Frontpopulaire ivoirien (Fpi) et de La Majorit Prsidentielle(Lmp) occupes par les ex-rebelles est une condition de la

    paix et de la rconciliation. Depuis leur arrive Abidjan, lesex-rebelles, devenus Forces Rpublicaines de Cte dIvoire(Frci), ont jet leur dvolu sur les biens des populations. Ils ontpill et saccag des domiciles de plusieurs cadres. Ils se sontgalement servis en vhicules soit pour les envoyer do ils sontvenus, soit pour les dpicer pour les vendre par la suite lacasse. Ce sont disent-ils, leurs primes de guerre. La cerise surle gteau, cest que ces derniers ont dpos leurs valises etautres armes de guerre dans la rsidence de certains barons delex parti au pouvoir.

    A titre dexemple, Morou Ouattara, le commandant de zonevenu de son Bouna natal a pris possession de la rsidence delhomme de Dieu, Guy Kodja Vincent la Riviera 3. Dans lemme primtre, dautres lments en armes occupent la rsi-dence de lHonorable Mel Eg Thodore, Dput de Jacqueville,ancien ministre de la Salubrit urbaine. Dans les environs du 18earrondissement de police, la rsidence de Damanas Pickas Ad-dias, membre de la Commission lectorale indpendante (Cei)est devenue le dortoir dun autre chef de lex-rbellion.

    La rdaction du groupe la Refondation, diteur du quotidienNotre Voie, nest pas en reste. Ce haut lieu de libert dexpres-sion est devenu depuis deux mois, un vritable camp militaire.Dans la commune de Yopougon, cest le mme dcor. LhtelApoya, complexe htelier du maire de cette commune, JeanFlicien Gbamnan Djidan est aux mains du CommandantDjoumourou. Plusieurs maisons de plusieurs autres personnalitssont occupes par les soldats Frci.

    A lintrieur du pays, cest pareil. Agboville, capitale de la r-gion de lAgneby, la quasi-totalit des rceptifs hteliers de laville sont arrachs leurs propritaires. Il en est de mme Daloa, o la rsidence du maire et le sige du conseil gnralsont entre les mains des responsables des Forces rpublicainesde cte divoire (Frci) de Alassane Dramane Ouattara. Les ex-emples sont lgion.

    Cest dans ce contexte que les nouvelles autorits ivoiriennesappellent les uns et les autres, en tout cas tous ceux qui ont

    pris la direction des pays voisins de regagner le bercail.

    O vont-ils dormir ? sest interrog jeudi dernier, Sylvain MiakaOuretto, le Secrtaire gnral du Front populaire ivoirien (Fpi),lors dune rencontre avec une mission onusienne lAssemblenationale. Pour le Dput de Soubr, ses camarades rfugisdans ces pays ont soif de rentrer au pays. Malheureusement, ilsne savent pas o dormir. Puisque, leurs rsidences sont occupespar les hommes en armes. La libration de nos maisons faitpartie de la rconciliation dont parle le Chef de lEtat. Il fautquil joue franc-jeu pour que ses hommes librent nos maisonsafin de nous permettre de participer notre manire la re-construction du pays, indique un des cadres dont la rsidenceest transforme en camp militaire du ct de la commune deMarcory. Pour lui, il est inadmissible de rentrer et devenir unSdf (sans domicile fixe) alors que sa rsidence est entre lesmains dautres personnes. En effet, les responsables des ForcesRpublicaines de Cte dIvoire demandent aux propritaires demaisons occupes de se signaler leur tat-major sils veulententrer en possession de leur maison.

    Mais, pourquoi ?, sinterroge, un lu du peuple qui pense quecette procdure nest que de la pure diversion. Il a encore enmmoire ce qui sest pass Bouak en 2002, lorsque cesmmes Commandants de zones et leurs lments avaient prispossession des maisons de certains habitants. Cest pourquoi, ilsouhaite une dcision forte de la part du prsident de la com-mission dialogue, vrit et rconciliation, le Premier ministreCharles Konan Banny et surtout du chef de lEtat, Alassane Dra-mane Ouattara sil veut que tous les Ivoiriens participent auprocessus de rconciliation nationale.

    Joseph Atoumgbr:Ivoirebusiness

    DAME DE FER

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    REVIENS NOUS